2. Thérapie EMDR

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L'EMDR : C'EST QUOI ?

La thérapie EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) a été développé en 1987 par Francine Shapiro, psychologue américaine. Grâce à cette thérapie, il est possible de retraiter les vécus traumatiques qui n'ont pas été digérés et qui sont à l'origine de certains comportements ou difficultés rencontrées dans le quotidien. Pour cela, le psychothérapeute utilise une stimulation bilatérale (droite-gauche) qui se pratique par mouvements oculaires, le patient suit le doigts du thérapeute qui passe de droite à gauche devant ses yeux.

L'EMDR s'adresse à toute personne (de l'enfant à l'adulte) souffrant de perturbations émotionnelles généralement liées à des traumatismes psychologique.

Cette méthode est utilisée pour des traumatismes avec un grand "T" tels que les violences physiques ou psychologiques, les abus sexuels, les situations de guerre, les attentats, deuil, fausses couches et IVG, etc.

Mais elle a également prouvée son efficacité pour les évènements de la vie quotidienne, les traumatismes avec un petit "t" qui semblent anodins mais qui peuvent être source de comportements dysfonctionnels ou d'émotions douloureuses dans la vie quotidienne (p.ex. enfance perturbée, séparation, difficultés professionnelles, déménagement, etc.)

Majoritairement, les perturbations s'expriment sous forme d'irritabilité, d'angoisses, de cauchemars, de reviviscences et de ruminations à propos du vécu traumatique. On peut également observer des signes d'isolement, un état dépressif, un comportement agité voire violent, des douleurs physiques, des somatisations, etc. D'autres troubles psychologiques relèvent aussi, dans certains cas, de traumatismes récents ou anciens, parfois non conscients : dépression, addictions, troubles du comportement alimentaire (TCA), attaques de panique, phobies, troubles de l'attachement... Ces perturbations apparaissent quand notre cerveau est dépassé par un choc ou plusieurs chocs traumatiques et qu'il n'arrive pas à traiter (ou diriger) les informations comme il le fait ordinairement. Il reste bloqué sur le(s) évènement(s). La thérapie EMDR permet alors de remettre en route les mécanismes naturels du traitement de l'information afin que les traumatismes soient retraités (ou digérés), même de nombreuses années plus tard.

LES DIFFÉRENTES ÉTAPES :

L'EMDR est une thérapie à part entière et elle doit être menée consciencieusement.

  1. L'histoire du patient : la thérapie EMDR débute par un, voire plusieurs, entretiens préliminaires afin de recueillir un certain nombre d'informations (vie du patient, santé physique et mentale, évènements associés à l'apparition des symptômes, comportements futurs désirés...) et d'établir un bilan qui précisera l'indication à cette thérapie.
     

  2. La préparation : Au-delà de ce bilan, ces entretiens préparatoires sont indispensables pour créer une alliance thérapeutique de qualité. La confiance que le patient accorde au thérapeute l'aidera à accueillir l'émergence des émotions négatives qui risquent de surgir pendant les séances. Cette étape permet aussi au thérapeute de fournir toutes les informations utiles sur l'EMDR, de démystifier la thérapie et de répondre aux interrogations du patient.
    Puis, le thérapeute enseigne au patient des exercices de stabilisation afin qu'il puisse maîtriser ses réactions (corporelles, émotionnelles) lorsqu'il dévoile des vécus éprouvants, grâce à une technique de relaxation combinée à des mouvements oculaires, désignée en EMDR par le terme "lieu-sûr".
     

  3. L'évaluation : Cette partie de la thérapie permettra d'accéder aux aspects principaux de la cible/souvenir (image ou représentation sensorielle, croyance négative, croyance positive, émotion et sensation corporelle).
     

  4. La désensibilisation : Le thérapeute convie le patient à garder à l'esprit l'image cible, la pensée négative et les sensations physiques associés. Vient ensuite la phase de stimulations bilatérales alternées par le biais de mouvements oculaires. Durant cette phrase, le patient peut être traverser par des émotions intenses. À tout moment, il peut utiliser le signal "Stop". Le thérapeute doit toujours veiller à ce que le patient reste dans sa fenêtre de tolérance.
     

  5. L'installation : Une fois la cible "désensibilisée", le thérapeute débute la phase d'installation en utilisant le stimulations bilatérales pour installer l'idée positive.
     

  6. Le scanner corporel : Le thérapeute demande au patient, alors qu'il pense à la situation et à la cognition positive, d'effectuer un "scanner corporel" en passant en revue toutes ses sensations corporelles de la tête aux pieds.
     

  7. La clôture : Le thérapeute termine la séance par un petit débriefing en réorientant le patient sur le présent. Il veille à ce qu'il quitte la consultation en étant stable émotionnellement.
     

  8. La réévaluation : En début de séance suivante, le thérapeute réévalue la situation et poursuit ou adapte le traitement.